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Pensées, images et fonds de tiroirs

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6 nuits au cœur des Puys du Cantal

Au jour le jour

L’arrivée

Arrivée des Cévennes via Murat, puis tour du Puy Mary par le Pas de Peyrol. Route spectaculaire, surtout pour nous qui ne nous attendions à rien.

Le propriétaire arrive au lieu dit ‘le grand tournant’ sur la D17, dans un 4×4 muni de gros pneus à crampons. Le grand tournant est une tête d’épingle dans la forêt sur la d17, située entre le Puy Mary et Mandailles. Montée avec le camion sur une assez mauvaise piste sur 200 m de dénivelé, qui démarre dans la forêt de hêtres. On a serré les fesses sur certains tronçons, les coupadous sont de véritables tranchées par là-bas, parfois le chemin se transforme en éboulis de pierre avec 40 degrés de pente ! On débouche à mi-chemin sur des alpages secs et pelés, entourés de montagnes à 1800m, à la manière d’un cirque. Lumière forte, c’est comme d’arriver sur la lune ! Le chalet est là-haut perché sur une butte, il se détache du ciel bleu sombre, il suffira de passer quelques épingles escarpées supplémentaires.

Il s’agit d’un buron, un chalet d’estive reconverti en refuge, où les buronniers faisaient le fromage pendant l’été. Ce mode de fabrication a quasiment disparu, les Burons sont abandonnés ou réaménagés. Sol en béton craquelé, plafond en hourdis trop bas genre garage, aucune ouverture vers l’extérieur à part la porte.  Deux armoires métalliques en tôle pour le matériel de cuisine, une cuisinière à gaz dans un coin. Une grande table des familles en bois, au centre de la pièce. À l’étage des lits genre dortoir dans une sous pente style parpaing et toit en tôle. Mais l’intérêt est ailleurs !

En contrebas les vaches ont un abreuvoir et leurs habitudes. Les vaches adultes sont pourvues d’une grosse cloche sonore, elles arrivent en troupeau bruyant (les sonnailles).

En face au loin, quelques chalets fermés. Quelques randonneurs cheminent au loin (jumelles) sur les sentiers à flanc de montagne, sur les cols et les sommets. Le premier soir, je compte une bonne dizaine de tentes sur le col de Cabre (nuits des étoiles ?).

Le chalet est spartiate (note pour plus tard, mieux lire les descriptifs avant de louer pour éviter les surprises), mais heureusement, nous revenons d’une semaine dans notre bergerie, nous avons pas mal de choses dans la voiture pour vivre convenablement ici. Nous sommes au centre du massif des puys du Cantal et avons 5 jours pleins pour l’explorer !

Jour 1, montée du Puy de Peyr Ars par le col de Cabre. Grosse montée pour démarrer le séjour et passage dans une jolie enfilade de blocs de grès sur le sommet. Descente par le col 1637 (le col n’a pas de nom mais ce sera le point de retour commun à plusieurs de nos randonnées cette semaine.

Jour 2, le matin : montée sur Puy Griou, une pyramide de cailloux de Phonolithe. Et le soir : montée du Téton de Venus par le col de Rombière. On apprécie la montagne tôt le matin (avant 9h30) et après 17h : les marcheurs qui accèdent au massif par les télésièges de Rombière ont disparus.

Jour 3 : descente à Mandailles par le Griou et long cheminement dans les forêts de hêtres, puis remontée par la vallée de la Jordane. Les filles prennent le bus depuis Mandailles jusqu’au grand tournant. Je fais le chemin à pied.

Jour 4 : descente de la très jolie vallée de Santoire depuis le col de Cabre (aucune route, aucune habitation moderne dans le fond de vallée). Chemin jusqu’au hameau de La Gravière (eau fraiche à la fontaine), puis remontée vers le col de Serre. Bus jusqu’au col d’Eylac. Et montée au col 1637, puis descente vers le col de Cabre, pour retour au chalet. Sommes épuisés. Crainte d’un orage, sur le chemin, il éclatera plus tard dans la nuit.

Jour 5 : descente à Mandailles par la vallée de la Jordane en mode ‘course contre-la-montre’ pour atteindre le restaurant avant 13h30, puis montée en bus après le déjeuner, au Pas de Peyrol. Et retour par le tour du Puy Mary, via la brèche de Rolland, et descente vers le buron depuis le col 1673.

Les soirées sont fraiches et venteuses (15°C), on met les pulls dès que le soleil disparaît derrière la montagne.

Jour 6 : nous rangeons et descendons vers 9h du marin. Sur la descente, Aglaé et moi observons 4 ou 5 marmottes. Elsa descend de la montagne

Escale à Aurillac pour midi et route vers Dondas, où c’est la fournaise, pour la soirée Éclipse.

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